La France interdit le groupe «paramilitaire» d’extrême droite Génération Identitaire | France

La France a interdit un groupe «paramilitaire» d’extrême droite notoire lié à l’homme armé lors de l’attaque de la mosquée de Christchurch et accusé d’incitation à la discrimination, à la haine et à la violence.

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé la dissolution de l’organisation Génération Identitaire après une réunion du conseil des ministres mercredi.

Il a déclaré que la décision d’interdire le groupe basé à Lyon, décrit comme ressemblant à une «milice privée», avait été approuvée par le président français Emmanuel Macron.

Le décret précisait que l’acte fondateur de Génération Identitaire en 2012 avait été d’occuper le site d’une nouvelle grande mosquée dans la ville de Poitiers. Il a également appelé à la «remigration» des réfugiés au niveau européen et appelé à une doctrine politique de la «préférence nationale» en France.

Le groupe a encouragé les membres à porter des uniformes et a utilisé une rhétorique et un symbolisme paramilitaires – y compris l’image de Jeanne d’Arc brandissant une kalachnikov – a-t-il noté.

Le décret accusait également Génération Identitaire d’être ouverte sur son objectif déclaré de «faire la guerre à tous ceux qui veulent nous arracher à nos racines et nous faire oublier qui nous sommes» et qu’elle dirigeait un club de boxe à côté de son siège pour s’entraîner. militaires au combat et à l’autodéfense.

Génération Identitaire a mené plusieurs actions très médiatisées pour empêcher les migrants d’entrer en France. En janvier, une trentaine de membres se sont mobilisés autour du col du Portillon à la frontière espagnole dans ce qu’ils ont appelé une opération de surveillance pour «défendre l’Europe».

Elle a précédemment mis en place des barrières et des clôtures aux points de passage français dans les Alpes, ce qui a conduit à des échauffourées avec les migrants et les membres des organisations qui les soutiennent.

En avril 2018, le groupe a organisé une vaste opération impliquant une centaine de membres portant des vestes bleues identiques à l’apparence officielle, une fausse clôture frontalière et deux hélicoptères, dans le but d’intercepter et de renvoyer les migrants. Trois membres dirigeants de l’organisation, tous dans la vingtaine, ont par la suite été reconnus coupables et condamnés à six mois de prison pour «atteinte à l’ordre public».

Le gouvernement a rejeté les affirmations de Génération Identitaire selon lesquelles son objectif était de «défendre et promouvoir les identités locales, régionales, françaises et européennes» à travers diverses activités.

«Cette association et certains de ses militants doivent être considérés comme faisant la promotion de discours de haine incitant à la discrimination ou à la violence contre des individus en raison de leur origine, race ou religion», a tweeté Darmanin.

Darmanin a noté que le groupe avait des liens avec «des organisations d’extrême droite dont il reçoit un soutien logistique», ajoutant qu’il avait reçu des dons de Brenton Tarrant, le terroriste qui a mené la fusillade de la mosquée de 2019 à Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Le mois dernier, le leader de Génération identitaire, Clément Gandelin, 26 ans, a juré de lutter contre la dissolution du groupe devant les tribunaux. «Les militants seront toujours là», a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant qu’il disposait de preuves pour réfuter les allégations contre l’association.

Le gouvernement français tient à être considéré comme impartial dans sa répression contre les organisations promouvant l’extrémisme. Macron et les ministres ont fait face à de vives critiques à propos de la loi sur le séparatisme religieux récemment adoptée et des récentes interdictions d’organisations accusées d’intégrisme islamique.

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