Le groupe religieux turc fondé par Erdogan n’a pas sa place en France: le gouvernement français

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Une association religieuse turque influente fondée par le mentor du président Recep Tayyip Erdogan n’a pas sa place en France car elle va à l’encontre des valeurs françaises, a déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement.

L’association Milli Gorus a courtisé la polémique en France ces dernières semaines en refusant de participer à une charte coordonnée par le gouvernement contre l’extrémisme islamiste et en soutenant une nouvelle mosquée dans la ville orientale de Strasbourg.

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Les tensions entre Paris et Ankara sont également vives après une série de querelles entre Erdogan et le président Emmanuel Macron, qui a averti la semaine dernière que la Turquie se mêlerait des élections présidentielles de 2022.

« Je considère qu’il s’agit d’une association qui va à l’encontre des valeurs de la République (française), qui lutte contre les valeurs de la République, contre l’égalité entre les femmes et les hommes, contre la dignité humaine », a déclaré Gabriel Attal dans une interview à BFM TV.

« De toute évidence, il ne devrait pas organiser d’activités et exister dans la République », a-t-il ajouté, tout en soulignant qu’il n’annonçait pas que l’organisation était interdite.

Milli Gorus fait partie des trois groupes islamiques en France qui ont refusé en janvier de souscrire à une charte anti-extrémisme défendue par Macron après une série d’attaques imputées aux radicaux.

Basé dans la ville allemande de Cologne, Milli Gorus est un mouvement paneuropéen pour la diaspora turque fondé par le défunt Premier ministre Necmettin Erbakan, considéré comme le père de l’islam politique en Turquie et le mentor d’Erdogan.

Le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir d’Erdogan s’est éloigné ces dernières années de Milli Gorus, mais ses valeurs conservatrices restent proches de celles du président.

Selon son site Internet, Milli Gorus est « un acteur incontournable de la vie des musulmans en France ». Il aide aux pèlerinages, aux funérailles, à la construction de mosquées et à l’instruction religieuse.

Dans une interview au magazine Le Point publiée jeudi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a averti que l’Etat n’avait «rien à négocier» avec les groupes qui refusaient de signer la charte et renforceraient le contrôle de leurs activités.

« Le fait que certaines associations n’aient pas souhaité le signer a révélé ce monde sombre d’ingérence étrangère et de mouvements extrémistes opérant sur notre sol », a-t-il déclaré.

Les législateurs français débattent actuellement d’un projet de loi sur la répression de l’extrémisme islamiste considéré comme visant à limiter l’influence des groupes religieux avec des financements étrangers et à restreindre leur rôle dans l’éducation.

Les responsables de Strasbourg, dirigés par un maire vert, ont approuvé au début du mois une subvention de 2,5 millions d’euros (près de 3 millions de dollars) à Milli Gorus pour la construction d’une nouvelle mosquée, suscitant une réaction de colère de la part du gouvernement.

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