Les députés français approuvent une loi sur le « non-consentement » pour protéger les enfants contre les abus sexuels | France

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Les députés français ont approuvé à l’unanimité un projet de loi tant attendu pour protéger les enfants contre les viols et les abus sexuels.

La législation, élaborée après une série de scandales impliquant des personnalités de premier plan, fixe un âge de «non-consentement» à 15 ans en dessous duquel un enfant ne peut être considéré comme ayant volontairement commis un acte sexuel. En cas d’inceste, l’âge a été fixé à 18 ans.

Environ 300 amendements ont été proposés et discutés, mais la loi, proposée par le gouvernement d’Emmanuel Macron, a été votée avec le soutien de tous les partis.

Le premier article de la nouvelle loi établit que «tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature que ce soit», y compris le sexe oral, commis par un adulte sur une personne de moins de 15 ans est considéré comme un viol.

«De cette manière, aucun adulte ne pourra réclamer le consentement d’un mineur de moins de cet âge de non-consentement», a déclaré le ministre de la justice, Éric Dupond-Moretti, à l’Assemblée nationale, la chambre basse du parlement français.

La peine pour viol, incestueux ou non, est fixée à 20 ans de prison.

Le projet de loi, qui comprend de nouvelles lois couvrant tous les actes d’agression sexuelle et de maltraitance des mineurs, passe maintenant à la chambre haute, le Sénat, pour approbation.

Pour éviter de criminaliser les relations sexuelles entre adolescents et jeunes adultes, il comprend une clause dite «Roméo et Juliette» qui stipule que la punition ne devrait s’appliquer que si la différence d’âge entre l’adulte et la personne de moins de 15 ans est d’au moins cinq ans. Cette clause ne s’appliquerait pas dans les affaires de viol ou d’agression.

«Je ne veux pas envoyer un enfant de 18 ans devant un tribunal parce qu’il avait une relation consentante avec une fille de 14 ans et demi», a déclaré Dupond-Moretti.

La législation propose également une extension du délai de prescription pour le viol d’un mineur dans les cas où l’adulte continue à violer autrui, et des peines de prison de 10 ans et une amende de 150000 € pour toute personne reconnue coupable d’avoir incité des enfants de moins de 15 ans à commettre actes sexuels sur Internet.

Le projet de loi, qui sera maintenant examiné par un comité composé de députés et de sénateurs, devrait être adopté dans quelques semaines.

Elle a été particulièrement urgente après que Camille Kouchner a publié son livre La Familia Grande, qui accusait son beau-père Olivier Duhamel, un expert constitutionnel et commentateur médiatique bien connu, d’avoir abusé sexuellement de son frère jumeau.

Dans une autre affaire très médiatisée l’année dernière, l’écrivain français primé Gabriel Matzneff, 84 ans, a été mis sous enquête pour viol après que Vanessa Springora ait écrit dans son livre Le Consentement (Consentement) qu’elle avait été préparée à une relation sexuelle avec lui dans le au milieu des années 1980, alors qu’elle avait 14 ans et qu’il avait 36 ​​ans son aîné.

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