Profitez du confinement pour devenir un as des échecs !

Pas de jaloux, nous sommes quasi tous actuellement confrontés au confinement afin de lutter contre la propagation du Covid19. Nos habitudes sont littéralement chamboulées, tout comme nos rythmes, et chacun essaie de s’organiser pour mener télétravail (quand cela est possible), école des enfants, activité sportive, et la logistique inhérente au quotidien d’un foyer.

Mais se retrouver fait aussi du bien, tout est remis en perspective. Vous avez ainsi l’occasion de revoir vos objectifs, vos priorités, et pourquoi pas de vous lancer de nouveaux défis. Et si vous profitiez de ce confinement pour apprendre le jeu d’échec design ? C’est peut-être aussi l’occasion pour que votre conjoint ou vos enfants s’y mettent aussi, afin par la suite de vous défier !

Il était une fois, le jeu d’échecs…

Si les origines du jeu d’échec divergent, on peut tout de même avancer qu’il ne date pas d’hier ! Il serait en effet apparu au XIe siècle… avant Jésus-Christ ! On a retrouvé des traces de textes en sanscrit en Inde présentant les règles d’un jeu, dit « des quatre membres », où l’on retrouve le cavalier, l’éléphant, le char et le fantassin. Il serait ensuite arrivé en Perse, qui le font évoluer en supprimant les dés de la version indienne pour le transformer en jeu de stratégie, et modifie les règles pour en faire un « battle » 1 contre 1, et non plus un jeu à 4.

Les croisades ont ensuite permis au jeu d’échec design d’arriver en Europe, tout d’abord en Italie puis en Europe. Les règles continuent d’évoluer, notamment avec l’apparition de la Reine et du Fou au Moyen-Age. Les pièces poursuivent leur évolution au XIVe siècle, où la Reine et le Fou (toujours !) gagnent en importance. Au XIXe siècle, les pièces sont uniformisées au niveau mondial par Howard Staunton.  Le jeu d’échec gagne en popularité et devient un incontournable.

Apprendre à jouer aux échecs sans prise de tête

Vous devrez bien évidemment acquérir un jeu d’échec au préalable. Il en existe de nombreux, pour tous les goûts, tous les budgets. Vous pouvez d’ailleurs vous faire une idée en vous rendant sur des sites comme www.king-chess.fr/jeu-dechec-design/ . Vous allez commencer par installer vos 16 pièces, composées d’un Roi, d’une Dame, de deux Tours, de deux Fous, de deux Cavaliers et de huit pions. Sur la première ligne vous posez à chaque extérieur vos tours, puis vos cavaliers, vos fous, la Reine, ou Dame, sur la case de sa couleur, puis enfin le Roi. Sur la ligne au-dessus, vous posez l’ensemble de vos pions.

Vous allez pouvoir commencer la partie, chaque joueur joue à son tour en déplaçant une seule pièce. Si lors de ce déplacement, votre pièce arrive sur une case déjà occupée, vous prenez alors celle de votre adversaire. Concernant ces déplacements, il convient de rappeler comment les différentes pièces peuvent évoluer :

  • La Tour : elle se déplace soit verticalement, soit horizontalement, sans limite de nombre de cases mais sans pouvoir toutefois passer au-dessus d’une autre pièce ;
  • Le Fou : il se déplace uniquement en diagonale, comme la Tour du nombre de cases qu’il veut mais sans sauter par-dessus une autre pièce ;
  • Le Cavalier : il se déplace selon le schéma d’un « L » majuscule, de deux cases horizontalement ou verticalement puis d’une case de côté, avec la possibilité de sauter par-dessus d’autres pièces ;
  • Les pions : il avance d’une seule case verticalement, sauf pour « manger » une pièce d’une case en diagonale, et il ne peut pas reculer ;
  • La Dame : c’est la pièce forte car elle peut à la fois se déplacer verticalement, horizontalement mais aussi en diagonale, là encore sans limite de nombre de cases ;
  • Le Roi : il se déplace d’une seule case à la fois, mais dans toutes les directions possibles. Il ne peut toutefois pas se poser sur une case où il serait mis en situation d’échec.

Par une approche que vous allez mûrir et développer stratégiquement, vous allez tenter de prendre le plus de pièces à votre adversaire, mais surtout de mettre son Roi en situation d’échec, la finalité du jeu d’échec design. Il faut en effet réussir à rendre cette pièce maîtresse « Echec et Mat », c’est-à-dire que votre adversaire n’aura aucune solution pour sauver son Roi, que ce soit en le bougeant d’une case, ou en interposant une autre pièce entre lui et votre attaquant.

Il va vous falloir quelques parties pour apprendre les rouages et subtilités de ce jeu stratégique qui contient bien d’autres règles (roque, promotion, prise en passant…), mais nul doute que vous tomberez sous son charme et deviendrez fou d’échecs !