Des surprises sur la santé en France émergent d’une étude de cohorte à long terme

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Délivré le: 11/03/2021 – 10:43

Des chercheurs examinant les données collectées par Constances, une étude à long terme sur la santé de plus de 200000 personnes en France, ont découvert une mine d’informations sur la santé et les habitudes des Français, y compris des preuves que le virus Covid-19 circulait en France bien avant le premier cas officiel enregistré.

Alors que la pandémie de Covid se propageait en France, Constances était un endroit évident vers lequel se tourner pour obtenir des informations sur l’évolution de la maladie.

«Nous prélevons des échantillons de sang et d’urine sur les volontaires et nous les stockons dans de l’azote liquide pour une utilisation ultérieure… et lorsque Covid est arrivé, nous avons prélevé 9 000 échantillons et nous les avons analysés à la recherche d’une sérologie Covid», explique Marcel Goldberg, épidémiologiste à l’Inserm, France. institut de recherche médicale et de santé, et co-fondateur de Constances.

« Il arrive que nous ayons trouvé des cas positifs bien avant le premier cas officiel en France. »

La France a enregistré son premier patient Covid le 24 janvier 2020, puis a diagnostiqué rétrospectivement un cas le 27 décembre 2019. Les médecins avaient signalé des indications de Covid plus tôt grâce à des scans. Les prélèvements sanguins de Constances ont permis aux chercheurs de confirmer les observations cliniques.

Ils ont trouvé des anticorps Covid dans 13 échantillons prélevés entre le 4 novembre 2019 et le 30 janvier, suggérant que le virus aurait pu circuler en France avant même le premier cas identifié à Wuhan, en Chine, le 8 décembre 2019.

Écoutez l’interview de Marcel Goldberg dans le podcast Spotlight on France:

Pleins feux sur la France épisode 50 © RFI Des dizaines de milliers de bénévoles

Depuis 2013, Constances recrute des dizaines de milliers de volontaires pour se soumettre régulièrement à des examens physiques et répondre à des questionnaires annuels sur leur santé et leurs habitudes. Depuis fin 2018, des volontaires sont invités à fournir des échantillons de sang et d’urine à stocker dans une biobanque pour des recherches futures, comme la recherche d’anticorps Covid.

L’objectif est de rassembler le plus de données possible sur la santé des personnes en France, de comprendre les effets de tout, de l’alimentation, à l’environnement, aux conditions de travail.

«Nous avons conçu Constances non pas comme un projet de recherche mais comme une plate-forme de recherche», explique Goldberg. «C’est comme un observatoire. C’est un gros instrument scientifique, qui n’est pas conçu pour répondre à une question précise, mais ouvert à différents domaines de recherche.

Actuellement, plus de 80 projets de recherche et de santé publique examinent les données.

Le plus ancien projet de groupe de santé est la Framingham Heart Study, qui a débuté en 1948 et en est maintenant à sa troisième génération de participants. D’autres cohortes à grande échelle sont suivies en Allemagne et en Suède, par exemple.

Constances est la plus importante de France et elle a l’avantage d’être liée au système de santé de la Sécurité sociale.

«Il était très utile de pouvoir relier la cohorte aux bases de données nationales sur la santé», dit Goldberg. «La France est unique en ce sens que nous n’avons qu’un seul système, le système de sécurité sociale. C’était donc un avantage très pratique.

Le questionnaire annuel de Constances pour 2020. © Constances Recruiting diversité

Bien que Constances ait commencé en 2013, Goldberg l’appelle une nouvelle cohorte car elle n’a atteint son objectif de recrutement qu’à la fin de 2019. Aujourd’hui, plus de 220 000 personnes ont rejoint l’étude, mais cela a pris du temps car l’objectif était de trouver un échantillon aussi diversifié. de personnes que possible.

Les participants ont été sélectionnés au hasard, avec une poussée vers la diversité, explique Goldberg: «Nous avons suréchantillonné les cols bleus, car nous savons qu’ils participent généralement moins. Nous avons donc invité beaucoup plus de cols bleus que de cadres de haut niveau, et nous nous sommes retrouvés avec un échantillon très équilibré en ce qui concerne les positions sociales.

Les gens se sont inscrits, même si Constances pose des questions très détaillées et parfois délicates sur la santé et les habitudes.

«Nous posons des questions très délicates sur la consommation de cannabis, ou l’orientation sexuelle, et des choses comme ça. Et les gens nous font vraiment confiance. « – Marcel Goldberg

«Les gens répondent vraiment honnêtement à ces questions, même si c’est difficile, car ils nous font confiance que les données ne seront pas utilisées de manière inappropriée», déclare Goldberg

Contribuer à la santé publique

Les projets actuels sont variés, de la recherche sur les maladies chroniques comme le diabète ou l’asthme, aux effets des téléphones portables sur la santé, aux impacts cognitifs du vieillissement ou à l’impact de la consommation de sucre sur les capacités cognitives.

Le ministère français de la Santé s’intéresse également aux données, qui peuvent donner un aperçu des politiques de santé et où les ressources doivent être déployées. Les chercheurs de Constances ont envoyé des questionnaires spéciaux traitant de Covid.

«Nous avons posé beaucoup de questions aux gens sur la façon dont ils géraient pendant les lock-out, et après, leurs conditions de travail, le télétravail. Aussi, leurs contrats de logement et de travail », explique Goldberg.

Dans une étude sur les effets de la pandémie sur la santé mentale, menée avec des chercheurs au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et au Danemark, des données ont montré que les jeunes souffrent.

«Il y avait des différences, mais une chose en commun est que les plus jeunes sont vraiment dans les pires conditions», dit Goldberg. «C’était le même schéma dans les quatre pays, même si les politiques de santé sont différentes. Les jeunes souffrent le plus, du moins en termes de santé mentale. »

Écoutez l’interview de Marcel Goldberg dans le podcast Spotlight on France (épisode 50).

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