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C’est quoi l’acide lactique ?

Durant un exercice physique, nombreuses réactions se produisent dans le corps. Plus particulièrement durant une course, il existe un certain élément qui intervient pour solliciter la production énergétique de l’organisme : il s’agit de l’acide lactique. Considéré à tort comme responsable des douleurs, des courbatures et des crampes musculaires après un effort, l’acide lactique est pourtant un facteur essentiel pour les performances sportives. Quand on se penche un peu plus sur le sujet de l’acide lactique et du lactate, on se retrouve notamment face à des interprétations telles que des déchets de l’organisme, néfastes pour la santé. Ainsi, on ne comprend plus quel est le rôle de ces éléments. Nous allons analyser tout cela de près afin de vous apporter une explication claire.

L’acide lactique : qu’est-ce que c’est ?

Par définition et comme son nom l’indique, l’acide lactique est un acide qui détient un rôle dans nombreuses réactions chimiques. Il s’agit notamment d’une substance naturellement présente dans le corps. Elle est produite par les cellules musculaires, les globules rouges, les reins, le cœur et même les cellules de la peau. Sa production se passe durant tous les instants, mais la hausse de son taux dans le sang est surtout constatée suite à un manque d’oxygène dans le corps. D’une façon plus scientifique pour dire cela, elle entre en jeu pendant la dégradation anaérobie du glucose

L’idée reçue sur l’acide lactique

Dans le milieu sportif et plus particulièrement l’athlétisme, vous avez déjà surement entendu parler de l’acide lactique. Généralement, ce sont les coureurs de grande distance qui sont souvent sujets à un certain “état lactique”. Lorsque les muscles sont sollicités, la production de l’acide lactique a lieu. Dans le cas où l’effort devient trop important, les cellules musculaires commencent alors à manquer d’oxygène. La principale idée reçue sur l’acide lactique est alors cet effet dérangeant que les sportifs ressentent. Pourtant, on va vous le dire, l’acide lactique est loin d’être un déchet.

Nombreuses réactions ont lieu pour produire l’énergie nécessaire pour l’organisme. Ce qui nous intéressera ici, c’est la glycolyse. Sans vouloir entrer dans trop de détails incompréhensibles, la glycolyse est un ensemble de réactions chimiques permettant d’assimiler le glucose et de produire de l’énergie. Cette réaction peut avoir lieu en présence d’oxygène (aérobie) et en absence d’oxygène (anaérobie). La production d’acide lactique se passe durant la phase anaérobie. À travers une autre réaction chimique, l’acide lactique est directement divisé en deux et produit le lactate. En réalité, l’acide lactique n’est présent que pendant une très courte durée dans l’organisme.

Afin de mettre les choses au clair, c’est alors le lactate qui est responsable de toutes les douleurs telles que les crampes, les brûlures musculaires, etc. Effectivement, un taux élevé de lactate dans le sang provoque toutes ces sensations.

Comment diminuer les effets du lactate ?

Étant donné que le lactate fait son apparition après le fameux seuil anaérobie, il est donc logique de penser qu’un entrainement peu intense ne provoque pas sa création. Puisque chaque individu possède ses propres capacités physiques, l’arrivée à ce seuil varie d’une personne à une autre. Ainsi, la première action avant l’apparition de la moindre douleur serait de rester sous le seuil anaérobie. Autrement dit, il faudra privilégier les séances d’entrainement ayant un rythme faible à modéré. Pour les sportifs d’endurance, c’est tout autre chose puisque les lactates finiront toujours par s’accumuler dans les muscles.

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Femme qui s’étire après une séance de running

Recyclage du lactate

Le corps humain est une machine qui dispose d’un système très complexe et chaque personne réagit différemment lors d’un entrainement. Puisque le lactate est toujours produit par les muscles, l’organisme détient la capacité à réguler son dosage dans le sang. Lorsque le corps possède encore une quantité suffisante d’oxygène, le recyclage du lactate se fait au même rythme qu’il est produit. Il ne s’accumule pas dans le sang et ne provoque aucune douleur.

Après un entrainement intensif, la phase aérobie n’arrive plus à couvrir les besoins d’énergie. Le corps a alors recours à la filière anaérobie et naturellement, la production de lactates a lieu. Durant cette phase, le corps ne parvient plus à recycler l’acide lactique et il s’accumule dans le sang jusqu’à un certain dosage. Ce n’est qu’après le seuil anaérobie que le recyclage du lactate se complique puisque sa production grimpe en flèche.

Se débarrasser du lactate

Après un entrainement intense, un marathon ou une séance de VMA (vitesse maximale aérobie), il est normal de ressentir quelques symptômes. La meilleure solution pour recycler les lactates peut être contre-intuitive. Effectivement, la meilleure récupération est de continuer l’activité, mais à un rythme faible. Après un exercice, il n’est pas recommandé de directement se mettre à terre pour la récupération. Pourquoi cela ? Si vous avez remarqué, la respiration est toujours forte après quelques minutes suite à un effort intense. De plus, le recyclage des lactates est plus efficace durant la phase aérobie. Lorsque l’organisme reste en activité, la ventilation est meilleure et le corps aura naturellement plus d’oxygène. Ainsi, le recyclage des lactates sera plus rapide.

Acide lactique et acidose lactique : quelles différences ?

Pour expliquer cela très clairement, l’acidose lactique est un trouble provoqué par un taux sanguin d’acide lactique trop élevé. Cette acidose se traduit alors par une quantité d’acide lactique dépassant les valeurs normales. Elle est souvent fréquente chez les sportifs, mais elle peut survenir chez les individus présentant des conditions pathologiques comme une maladie métabolique, un cancer, une maladie cardiaque ou une insuffisance respiratoire.Les symptômes de l’acidose lactique sont justement ce qu’on a vu précédemment : les douleurs ressenties par les sportifs. Lorsque le flux sanguin est insuffisant pour éliminer l’acide lactique, on ressent une douleur musculaire identique à une brûlure, des courbatures et des crampes. Des résultats de prise de sang qui affichent un taux d’acide lactique faible n’indiquent rien d’alarmant. Une quantité d’acide lactique faible ne revêt pas de caractère pathologique.

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